05/04/2008

sumac de virginie

Vinaigrier
Sumac de Virginie
Rhus typhina
Famille : Anacardiacées
Origine : Amérique du nord
Période de floraison : été
Couleur des fleurs : vert
Exposition : soleil
Type de sol : ordinaire
Acidité du sol : neutre
Humidité du sol : normal à sec
Utilisation : isolé
Hauteur : 4 m
Type de plante : arbre
Type de végétation : vivace
Type de feuillage : caduc
Rusticité : rustique
Plantation, rempotage : printemps, automne
Méthode de multiplication : semis, bouturage, séparation des nombreux rejets
Taille : -
Espèces, variétés intéressantes :
Le genre comprend environ 125 espèces pour la plupart d'origine tropicale
- 'Dissecta' variété au feuillage très découpé
Maladies et insectes nuisibles : ras
Toxicité : ras, attention d'autres espèces sont toxiques comme Rhus toxicodendron, Rhus vernicifera ou Rhus radicans appelée l'herbe à puces

Les feuilles du Sumac sont très découpées et donnent un aspect de légèreté à l'arbuste, mais il se distingue plus pour ses panicules rouges en épis qui tiennent encore après que le feuillage soit tombé. En automne, le feuillage prend des couleurs automnales superbes.

Il peut devenir envahissant si votre terrain n'est pas entretenu, car il se développe souvent là où d'autre plantes ont du mal. Il devient alors difficile de l'éradiquer !

Le saviez-vous ?

Certaines boissons comme les limonades utilisent le goût acidulé de ses fruits.

source: aujardin.info

09:26 Écrit par Annick dans Fiches botaniques | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sumac de virginie |  Facebook |

04/04/2008

symphorine

 

La symphorine est un arbuste caduc appartenant

au genre Symphoricarpos

et à la famille des Caprifoliacées, dont fait aussi partie

le chèvrefeuille.

Nom scientifique : Symphoricarpos albus (L.) S.F. Blake

var. laevigatus (Fernald)

S.T. Blake (1914), Rhodora 16 :119 ;

Basionyme : Vaccinium album L. (1753), Species

plantarum p.350 ;

Synonymes taxinomiques : Symphoricarpos rivularis

Suksd. (1927), Werdenda 1 :41;

Symphoricarpos racemosus Michx. (1803) sensu Coste

(1906) in Fl. Fr.

3 :720, sensu Fournier (1938) in Quatre Fl. Fr. :886 ;

Noms vernaculaires : Symphorine à fruits blancs,

Chèvrefeuille de Caroline, Boule

de cire. Canada : Symphorine à grappes.


La symphorine est originaire d'Amérique du Nord

occidentale, d'où elle fut introduite en 1817,

puis largement naturalisée en Europe occidentale,

dans les climats tempérés à froids.

L'arbuste se développe très rapidement par ses

drageons et peut même être envahissant,

remarquable par ses fins rameaux qui portent à

l'automne de grosses baies d'un blanc

de neige (d'où ses noms allemand et anglais de

Schneebeere et Snowberry, « baies de neige »),

particulièrement décoratives.

Il affectionne les sols calcaires, les rocailles et les

bords des rivières, le long des chemins et des

voies ferrées, souvent à proximité des habitations

où il forme des haies naturelles, ou plantées

à des fins ornementales.

Description

Symphorine (fleurs)

Arbuste de 1 à 3 m., à rameaux grêles de couleur

brune, érigés et arqués. Les feuilles, vert

grisâtre à vert bleuâtre, sont ovales, opposées, à

limbe entier, presque sans pétiole, glabres ou

à revers glauque et légèrement velu à la face

inférieure. Floraison de juin à septembre. Les fleurs,

roses, sont groupées par 3-7 en petites grappes

terminales assez denses. Corolle en clochette à 5

lobes (5 mm environ), très velues à l'intérieur.

5 étamines, ovaire infère. Le fruit (1 à 2 cm) est une

baie globuleuse de couleur blanche, considérée

comme toxique (ingestion des fruits, irritation de la

peau par contact de la substance qu'ils renferment).

Symphorine (fruits)

 

Propriétés médicinales

Les jeunes rameaux et la racine (réduits en poudre)

ont été utilisés comme fébrifuge et diurétique

en Amérique du Nord.

 

Toxicité

Les baies blanches sont légèrement toxiques par

les alcaloïdes disoquinoline qu'elles renferment,

particulièrement la chélidonine. Leur ingestion

produit des vomissements précoces, des vertiges et

une hypersédation, surtout chez les enfants.

17:13 Écrit par Annick dans Fiches botaniques | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : symphorine |  Facebook |

tamaris de printemps

ou tamarix tetrandra

Famille : Tamaricaceae (Tamaricacées)
Hauteur : 3 mètres
Diamètre : 3 mètres
Floraison : printemps
Utilisation : Isolé, Massif, Groupe ou Haie libre


De forme arrondie, son feuillage caduc est fin et léger.

Sa floraison spectaculaire est rose tendre en mai juin, le long des rameaux retombants et se produit avant l'apparition des feuilles.

Rustique, il convient particulièrement bien au bord de la mer car il accepte les sols médiocres et secs. Il préfère les expositions ensoleillées pour bien fleurir.

Tailler dès la défloraison pour raccourcir de la moitié ou de la totalité de leur longueur les branches ayant fleuri pour qu'elles soient remplacées par de jeunes pousses qui fleuriront l'année suivante.

source: toutsurlesplantes.objectis.net

16:55 Écrit par Annick dans Fiches botaniques | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tamaris de printemps |  Facebook |

03/04/2008

Thuya

 

Les thuyas (Thuja), appelés aussi cèdres au Canada, sont un genre de conifères de la famille des Cupressacées, originaires des régions tempérées de l'hémisphère Nord. Plusieurs espèces sont cultivées comme arbres d'ornement.

Ces arbres sont surnommés, en Amérique du Nord, Arbor vitae (Arbre de la vie en latin) pour leur feuillage pérenne.

« Thuya » vient du grec ancien θυία (thyia), en référence à son bois parfumé.

Classification

Le genre Thuja compte cinq espèces :

Un hybride entre Thuja standishi et Thuja plicata est connu comme le cultivar Thuja 'Green Giant'.

Une autre espèce, le thuya de Chine (Thuja orientalis), qui a donné son nom au genre, est maintenant classé dans un genre à part, Platycladus, sous le nom de Platycladus orientalis.

Les plus proches parents du Thuja sont Thujopsis dolabrata, qui s'en distingue par son feuillage plus épais et ses cônes plus gros, et Tetraclinis articulata, différent par son feuillage quadrangulaire (et non aplati) et ses cônes formés de quatre écailles épaisses et ligneuses.

Les thuyas sont des arbres toujours verts, qui ressemblent beaucoup aux faux-cyprès du genre Chamaecyparis.

Les feuilles, persistantes sont opposées et en formes d'écailles, sauf les jeunes pousses qui ont un feuillage juvénile en aiguilles. Les écailles sont disposées sur quatre rangs le long des rameaux. Ceux-ci sont aplatis et paraissent comme articulés.

Les cônes mâles, petits et peu visibles, se trouvent à l'extrémité des rameaux. Les cônes atteignent à maturité une taille de 15 à 20 mm de diamètre. Ils sont formés de 6 à 12 écailles opposées, coriaces, imbriquées.

Le bois des thuyas est très léger, tendre et aromatique. Il peut se fendre facilement et résiste bien à la pourriture. Ce bois a trouvé de nombreuses applications depuis la fabrication de coffres qui repoussent les mites jusqu'aux bardeaux de couverture. Les poteaux en thuya sont souvent employés pour faire des poteaux et barres de clôture. Ce bois est vendu sous la dénomination commerciale de « red cedar ».

Le feuillage des thuyas est riche en vitamine C et fut utilisé comme remède contre le scorbut par les Amérindiens et par les premiers explorateurs européens .

Divers

Les différentes espèces de thuyas hébergent des insectes ravageurs, dont les larves se nourrissent des feuilles, notamment des lépidoptères dont Epirrita autumnata, Ectropis crepuscularia (la boarmie crépusculaire) et Eupithecia pusillata.

13:21 Écrit par Annick dans Fiches botaniques | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : thuya |  Facebook |

27/03/2008

tritome

 

Par:Laurent Langlois
 

Le tritome (Kniphofia, tisonnier ardent,Torch lily) de la famille des liliacées, est classé comme une vivace fragile de zone 5 ( donc de zone 6).

LES SEMENCES : Dans tout bon catalogue de semences elles sont offertes à bas prix et parfois dans les grandes surfaces. Pour améliorer vos chances,il existe
des enveloppes de cultivars mélangés (Mixed).

LES SEMIS DIRECTS AU JARDIN : Vous préparez un lit sablonneux (terre pauvre qui s'assèche rapidement après une pluie) dans un endroit très ensoleillé à l'année et protégé des vents dominants. Le semis se fait au printemps dès que le sol peut se travailler.

L'ARROSAGE : Le tritome profite des pluies que Mére Nature lui fournit, pendant les canicules (comme la famille des lys) ils peuvent se passer d'eau. Par contre un bon paillis de cèdre est un plus pour sa culture.

LA PROTECTION HIVERNALE : Le plus grand secret est d'assurer un sol sec aux tritomes (c'est pour cela que sa culture est excellente en sol sablonneux). De plus vous relevez ses feuilles pour les ficeler ensemble sur toute leur longueur (ceci assure une protection de la souche racinaire). Ensuite vous recouvrez le tout de 30 à 40 cm de feuilles mortes.

LA DIVISION : Au printemps vous enlevez les feuilles mortes et déficelez les feuilles. Après un court toilettage du feuillage mort le nouveau feuillage va réapparaître. C'est à ce moment (début juin) que vous divisez facilement les rejets du plant mère.

Tritome vous dites dans les magnifiques photos des Jardins anglais à l'ancienne (Mix Border). Pensez dans votre Jardin à un endroit très chaud et ensoleillé où les cactées ou rosiers auraient une belle croissance, c'est l'endroit béni pour vos tritomes.

****On lui trouve une apparence un peu de petit soldat au garde à vous. Vous pourriez la disposer en compagnonnage avec des plantes plus olé olé.

source: horticole.com

21:48 Écrit par Annick dans Fiches botaniques | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : tritome, fiche |  Facebook |

tulipe

Tulipa Apricot Beauty

Les tulipes sont un genre de plantes herbacées de la famille des Liliacées, qui compte une centaine d'espèces originaires des régions tempérées chaudes de l'Ancien monde. Plusieurs espèces sont largement cultivées comme plantes ornementales et ont donné lieu à la création de plusieurs milliers de variétés.

Caractéristiques générales du genre

Les tulipes sont des plantes vivaces bulbeuses à tige solitaire, parfois ramifiée vers le haut.

Les feuilles sont assez peu nombreuses. Elles sont alternes, entières, à nervures peu profondes, charnues.

Les fleurs ont un périanthe constitué de six tépales à peu près similaires, les externes étant parfois un peu plus étroits que les internes. Elles comptent six étamines.

Le fruit est une capsule tripartite contenant de nombreuses graines.

Distribution et habitat

Les espèces de tulipes se rencontrent dans la plus grande partie de l'ancien monde, depuis l'Europe occidentale jusqu'à la Chine et au Japon en passant par l'Europe orientale (ex-Yougoslavie, Bulgarie, Ukraine), l'Asie Mineure et l'Asie centrale. Leur aire de diffusion englobe aussi l'Afrique du Nord et le sous-continent indien.

Le centre de diversité du genre se situe dans les montagnes du Pamir et l'Hindou Kouch et dans les steppes du Kazakhstan.

Il existe en France diverses espèces sauvages, dont beaucoup sont menacées. Il s'agit soit de grosses tulipes adventices des cultures, dont la plus connue est la tulipe d'Agen (Tulipa agenensis), soit de petites tulipes présentes dans les zones boisées ou parmi les rochers en montagne. En culture, on les appelle « tulipes botaniques », et l'une des plus fréquentes est la tulipe sauvage (Tulipa sylvestris), qui autrefois poussait souvent à l'abri des vignes et dont la sous-espèce australis est connue sous le nom de tulipe méridionale.

Les tulipes cultivées

Aspects historiques

On attribue à Charles de l'Écluse son introduction en Occident, même si elle devait déjà y être présente du fait des nombreux échanges commerciaux avec l'actuelle Turquie où la coutume voulait qu'on offre des bulbes en cadeau. On dit qu'un importateur de tissus hollandais aurait trouvé dans sa marchandise ce qu'il prit pour une nouvelle variété d'oignons qu'il cuisina et mangea, sans se douter qu'il venait, juste avant l'Écluse, de découvrir la tulipe.

Cependant, c'est cette plante qui est à l'origine de la tulipomanie en Hollande au XVIIe siècle, première bulle spéculative et financière de l'histoire. Elle pouvait atteindre, à son plus haut sommet, quinze fois le salaire d'un paysan.

C'est au Keukenhof que les sociétés florales viennent chaque printemps présenter les créations de tulipes et autres fleurs à bulbe.

Un roman d'Alexandre Dumas, La Tulipe noire (1850), a pour sujet un concours dans la ville de Haarlem, visant à produire une tulipe véritablement noire.

Variétés cultivées

Les multiples variétés horticoles ont été classées en plusieurs groupes, dont :

  • les tulipes « Viridiflora » : elles possèdent des pétales partiellement tracés de vert ;
  • les tulipes « Perroquet » : ces tulipes possèdent des pétales tordus, boursoufflés, ébouriffés ; au XVIIIe siècle, elles furent qualifiées de « monstrueuses » ; ce groupe se développa dès les années 1930, lorsqu'on découvrit que l'irradiation de bulbes aux rayons X provoquait cette mutation ;
  • les tulipes « frangées » : l'extrémité de leurs pétales est finement dentelée. Elles ne sont pas sans rappeler la Dionaea, célèbre plante carnivore ;
  • les tulipes doubles : ces tulipes possèdent un, voire plusieurs rangs de pétales supplémentaires, qui ne sont bien souvent que des étamines transformées ; on les appelle aussi tulipes pivoines ;
  • les tulipes « Fleur de lis » : ces tulipes particulièrement racées présentent une fleur fine, à pétales très pointus s'écartant à leur sommet.

Culture

Ce sont des plantes qui apprécient le plein soleil et les endroits protégés du vent pour épanouir vers mars-avril leurs fleurs en coupe. Le bulbe apprécie les sols légers et bien drainés, sinon il dépérit.

Les tulipes se plantent en automne (plutôt entre octobre et novembre, l'extrême limite étant mi-décembre) dans un sol léger, sableux, drainé, riche, de préférence à l'abri du vent. La floraison a lieu au printemps, de février à mai.

Autres significations

Le nom de révolution des Tulipes a également marqué le Kirghizstan en 2005.

A l'achat, le bulbe est en état de dormance

Lors de l'achat de vos bulbes à la fin de l'été, ils sont en état de dormance. Les bulbes de fleurs sont en repos estival et ils n'ont pas de feuilles ou de racines. Une fois mis en terre à l'automne, le bulbe sort de son repos et commence à faire des racines qui vont croître jusqu'au gel du sol. L'hiver, la croissance des racines s'arrête et le bulbe vit au ralenti.

Au printemps, le bulbe reprend sa croissance

Tôt au printemps, le bulbe reprend son activité, la croissance des racines recommence et les feuilles commencent à pointer. Le feuillage se déploie et laisse apparaître la fleur tant attendue.

La production des feuilles et fleurs si précoces est faite à partir des réserves que le bulbe a accumulé pendant l'été précédent avant de tomber en dormance. Une fois la floraison terminée, la plante est vidée de ses réserves et doit les refaire avant l'hiver, pour pouvoir fleurir au printemps prochain.

L'été, la plante à bulbe refait ses réserves

Les feuilles sont responsables, par la photosynthèse, de la production d'énergie qui permet de produire et emmagasiner de nouvelles réserves, jusqu'à ce que les feuilles jaunissent et meurent. C'est ce qui va permettre aux bulbes de pouvoir produire des racines et fleurs à l'automne et au printemps prochain. C'est ce qui va assurer que le bulbe sera fidèle tous les printemps pour la floraison, sinon il risque de ne produire que du feuillage.

Vous pouvez laisser les bulbes en place, mais si vous désirez les enlever pour cacher les feuilles jaunes qui sont dans la plate-bande, vous devrez les déplacer dans un endroit plus à l'écart, mais qui doit absolument être en plein soleil. C'est très important pour que les bulbes de fleurs puissent refaire leurs réserves correctement.

Vous enlevez vos bulbes de tulipes, narcisses ou de crocus en utilisant une fourche bêche et en faisant très attention pour conserver le plus de feuillage et de racines possible. Vous les plantez ensuite dans l'endroit plus discret, mais bien ensoleillé, pour que les plantes puissent continuer leur cycle de croissance.

Le séchage et entreposage des bulbes de fleurs

Une fois les feuilles complètement mortes et sèches, les bulbes retombent en état de dormance. Vous déterrez les bulbes pour les sécher et les entreposer dans un endroit frais et sec, jusqu'à la période de plantation à l'automne.

La plantation des bulbes en automne

Vous replantez les bulbes à l'approche de l'automne, entre le 15 Septembre et le 5 Octobre. Plus vous les plantez tôt, plus ils auront le temps de refaire des racines avant le gel et la floraison sera meilleure.

Même si la terre reste plus humide à l'automne, arrosez copieusement les bulbes de plantes dont vous avez fait la plantation. L'eau est comme un message pour les bulbes secs de se réveiller et de faire des racines pour se préparer à la prochaine floraison.
 

Planification de plantation de vos bulbes

Si vous ne déterrez pas vos bulbes et les laissez en place après leurs floraisons, voici un truc. Lors de la plantation des tulipes ou autres bulbes, prévoyez un trou un peu plus grand, installez les bulbes de tulipes au centre et ajoutez des petits bulbes de muscari tout autour comme bordure (minimums 10 bulbes). Après la floraison, comme les tulipes, le muscari perd son feuillage, mais il réapparaît à l’automne.

Lors du grand nettoyage d'automne des plates-bandes, la repousse du feuillage de muscari servira de repère pour vos bulbes et ainsi éviter de les blesser avec les outils de jardinage. En plus si vous voulez ajouter de nouveaux bulbes à d’autres endroits dans la plate-bande, vous aurez une meilleure vue d’ensemble pour l’emplacement des nouvelles plantes avec ces repères!

source: plantes.ca/entretien/tulipe-bulbes

20:52 Écrit par Annick dans Fiches botaniques | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tulipe, fiche |  Facebook |

tussilage

Le tussilage (Tussilago farfara) est une espèce de la famille des Asteraceae (Composées). Il est encore appelée pas d'âne (allusion à la forme de ses feuilles). C'est la seule espèce encore acceptée du genre Tussilago.

C'est une plante vivace à rhizomes. Elle est typique des sols instables riches en base. Elle fait partie des plantes pectorales les plus utilisées en phytothérapie. Cette plante fleurie bien avant la feuillaison, cette particularité lui a valu d'être autrefois appelée, Filius ante patrem, le "fils avant le père".

« Tussilago » provient du latin tussis, "toux" et de agere, "chasser" (allusion à ses vertus médicinales).

Tussilago farfara est une plante vivace de 10 à 30 cm, géophyte dont la souche est composée de rhizomes très court. La floraison apparait de février à avril, avant la feuillaison. Pollinisée par les insectes, elle est ensuite dispersée par le vent. Le tussillage est une espèce pionnière.

  • Les fleurs, capitules jaunes solitaires de 12-15 mm de diamètre sont dressés sur des hampes aux écailles pourprées, demi-embrassantes et couvertes de poils cotonneux. Les hampes se penchent après la floraison.
  • Les feuilles sont toutes basales, pétiolées et polygonales, montrant un feutrage blanc à la face inférieure et un vert clair sur la face supérieure. Ces feuilles peuvent atteindre 20 cm de diamètre. Elles apparaissent après la floraison, et feuilles et fleurs ne sont pas présentes en même temps.
  • Les fruits sont des akènes munis d'une aigrette à la manière des astéracées

Confusion possible

Il est possible de confondreTussilago farfara avec les espèces du genre Petasites. En effet ces dernières voient leur floraison apparaitre bien avant la feuillaison mais leur limbe est plus sinué et denté et est vaguement rond ou triangulaire. Autrefois, le genre Tussilago comportait ces espèces mais elles appartiennent maintenant au genre Petasites.

Distribution géographique

Tussilago farfara est une eurasiatique, très commune dans l'Écozone paléarctique. Il aurait été importé dans les Amériques par les colons européen en tant que plante médicinale. Il a dans ces contrées un comportement invasif. En France, le tussilage est assez commun mais manque ça et là (essentiellement en zone acide). Il se déploie jusqu'à 3000 m, soit de l'étage montagnard à subalpin

Ecologie

Le tussilage est une espèce héliophile et pionnière, sociale (souvent trouvée en groupes) et dans un premier temps éliminatrice de la concurrence, mais moins que le pétasite qui peut former 100 % de la couverture végétale sur les bords de fossés où il s'est implanté. Le tussilage apprécie les sols pauvres en humus, riches en bases dont le pH est basique à très légèrement acide. Il apprécie les sols constitués de limons ou d'argile, assez frais voire avec des ruissellements. Il manque ça et là sur les sols siliceux ou très acides.Le tussilage résiste aux embruns.

Caractère indicateur

La présence de tussilage indique des sols rapportés ou des sols instables (risques d'effondrements ou de glissements de terrain). Ces sols mouvants sont régulièrement constitués de poches d'eau dans le sols ou la roche mère. Il ne faut y construire ni habitations ni routes, particulièrement s'il est associé à la Grande prêle (Equisetum telmateia). Pour ses capacités de pionnières, le tussilage est d'cultivé comme fixateur des sols fraichement remués.

Biotope

Le Tussilage est une espèce pionnière des chemins, champs, lisières forestières humides (Calystegion pii), rives et talus, jachères (Sysimbrion) toujours sur sols remués ou instables. Il apprécie également les sols ruisselants marneux ou tourbeux à Scripe pauciflore (Caricion davallianae) où il devient volontiers dominant. Dans ce dernier cas il prépare l'installation d'arbre pionnier de bois humides (Saules et Aulnes notamment). Enfin, il peut parfois localement s'installer massivement au sein de végétations alluviales à Bident tripartite (Bidention tripartitae) qu'il concurrence ou fait disparaître en éliminant les annuelles.

Usages et propriétés

Tussilago farfara est cultivée en tant que plante ornementale

Constituants

Teinture

Les feuilles du tussilage teignent la laine en jaune-verdâtre avec de l'alun et en vert avec du sulfate de fer.

Utilisations alimentaires

  • Les capitules floraux sont comestibles crus ou cuits.
  • Les feuilles sont également comestibles. Très jeunes, elles peuvent se consommer crues, en particulier leur pétiole qui est juteux. Rapidement, les feuilles deviennent caoutchouteuses et seront meilleures cuites (particulièrement en beignet)
  • La cendre des feuilles séchées et brulées créée un succédané du sel. Elle à été utilisé comme condiment.

Plante à fumer

Le tussilage est un succédané passable du tabac. Il est conseillé de laisser fermenter les feuilles après les avoir empilées puis de les sécher. Botan (1935) conseille aux fumeurs un mélange à part égale de feuilles sèches de tussilage, de marronnier et d'aspérule odorante : les faire macérer dans de l'eau fortement sucrées au miel. Les refaire sécher, les comprimer et les découper finement comme du tabac. Deux parties de ce mélanges ajoutées à une partie de tabac ordinaire compose un mélange à fumer délicat. Fumées, les feuilles de tussilage sont conseillées par P. P. Botan contre l'asthme et le coryza.

Propriétés médicinales

Historique

Depuis plus de 2500 ans, le tussilage est un remède utilisé pour adoucir les muqueuses enflammées lors des affections ORL et pulmonaires ( rhume,laryngite, bronchite, toux et asthme). D'où son nom, déjà mentionné par Apulée dérivé du latin tussis = toux et ago = chasser.

Des praticiens de la fin du XVIIIe siècle (Fuller, Cullen, Hufeland) et du début du XIXième siècle (Bodard, Roques, Cazin) ont relaté les effets puissants de la décoction ou du suc frais des feuilles et racines du tussilage dans la scrofule. Aujourd'hui, malgrès des recherches récentes décelant une substance antibiotique, un glucoside amère et du tanin, rien n'explique les guérisons rapportées par ces auteurs

En Chine, une étude sur les extraits de la plante entière a révélé que les polysaccharides renforceraient les défenses immunitaires et seraient anti-inflammatoires.

Usages médicinaux modernes

Le tussilage est un béchique, un adoucissant, un émollient, un anti-tussif et un expectorant. L'infusions de feuilles ou de fleurs est réputée pour lutter contre la toux, les bronchites, les trachéites et les rhumes. Mais ce sont surtout les fleurs qui sont employées en infusion ou en sirop.On utilise également les fleurs en teinture-mère pour soigner les maladies pectorales, bronchites et crises d'asthmes allergiques. La teinture-mère de feuilles, quant à elle est utilisée en usage externe pour soigner les abcès et kystes et en usage interne, les diarrhées.

La plante renferme, en faible quantité un alcaloïde, le pyrrolizidinique, toxique pour la cellule hépatique. Les doses médicinales courantes sont sans risques mais il faut éviter les traitements excessifs et prolongés. C'est pourquoi, elle est déconseillée pendant la grossesse, l'allaitement et ne convient ni aux enfants de moins de 6 ans ni en cas de maladie du foie. D'après F. Couplan, cet alcaloïde serait détruit par l'ébullition.

Cueillette des capitules et des feuilles

Les fleurs de tussilage seront récoltées au tout début de leur épanouissement car, trop ouvertes, à l'instar des astéracées, elles murissent leurs fruits au séchage. Elles doivent être séchées très rapidement en couche mince, dans un lieu sec et aéré. Les feuilles demandent moins de précaution

Abeille et pollen

Les fleurs apparaissant abondamment au mois de février en plaine, elles constituent un apport non négligeable en pollen pour les abeilles. En effet, cet apport conséquent leur permet de développer leur couvain, les autorisant alors à sortir de leur léthargie hivernale. Ce pollen est de couleur orangé à brun. Le Tussilage ne produit ni nectar, ni propolis à la différence de beaucoup de plantes mellifères

Maladies et Parasitisme

Plusieurs espèces de larve de lépidoptère se nourrissent du tussilage, dont les Gouttes de sang (Tyria jacobaeae) de la famille des Arctiidae, Naenia typica, et Euplexia lucipara, de la famille des Noctuidae ; toutes d'origine européenne.

Us et coutumes

Calendrier

Dans le calendrier républicain, créé pendant la Révolution française de 1789, le Tussilage correspond au 1er Ventôse, ce qui équivaut au 19 Février du calendrier grégorien.

Mythologie

Les Koropokkuru (homme sous les pétasites en langue Aïnue) sont des "lutins" de la mythologie Aïnus, population aborigène vivant au Nord du Japon et à l'extrême Est de la Russie. Ces êtres mythologiques habitent sous terre et dans les tiges des feuillages du tussilage et des pétasites. De la taille d'un pied d'enfant, ces "lutins" sont à proprement parler des kamuys ("esprits" en langue Aïnue) végétaux. Etablis dans les forêts, ils apparaissent au voyageur perdu pour le guider sur sa route.

Les Koropokkuru (homme sous les pétasites en langue Aïnue) sont des "lutins" de la mythologie Aïnus, population aborigène vivant au Nord du Japon et à l'extrême Est de la Russie. Ces êtres mythologiques habitent sous terre et dans les tiges des feuillages du tussilage et des pétasites. De la taille d'un pied d'enfant, ces "lutins" sont à proprement parler des kamuys ("esprits" en langue Aïnue) végétaux. Etablis dans les forêts, ils apparaissent au voyageur perdu pour le guider sur sa route.

source: wikipédia

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